L’UCLouvain réhabilite la ferme de Lauzelle et y étudie le maraîchage bio


14 juin 2019

L’information nous vient de nos confrères du groupe l’Avenir : après deux ans de rénovation, l’UCLouvain est enfin prête à travailler dans la ferme de Lauzelle – devenue une ferme universitaire - pour y étudier le maraîchage bio. Le but de cette opération est d’améliorer le modèle agricole de demain.

Pour cela, étudiants et chercheurs prendront le temps d’analyser tout ce qui concerne le maraîchage bio, notamment les questions financières mais aussi la diversité des produits cultivés : « Nous nous mettons dans les mêmes conditions que les maraîchers, histoire que nos idées d’amélioration soient réalisables et faisables. C’est notre challenge », explique à l’Avenir Adrien Dockx, le responsable du projet de ferme maraîchère. Petit plus, il leur sera permis de se tromper (dans la mesure du raisonnable) puisque la ferme n’est pas tenue d’assurer un rendement ni d’être rentable.

D’autres universités, maraîchers wallons et bruxellois, associations actives dans le secteur ou les services publics s’investiront dans le projet, rapporte l’Avenir.

Cependant, « pour nourrir tout le monde, il faudra encore de grandes cultures mais qui n’utilisent plus les mauvaises pratiques polluantes et destructrices du climat », prévient Philippe Baret, le doyen de la faculté des bioingénieurs de l’UCLouvain. En effet, comme l’explique le journal, la production de la ferme ne permettra de nourrir qu’une famille de deux à trois personnes par semaine. Car sur les 3 hectares de terrain du bâtiment, seul un demi seront exploités. Dès lors, la nourriture récoltée sera en partie cuisinée par la Louvain House, le restaurant du personnel de l’université. La seconde partie sera utilisée pour la recherche.

Etudiants et chercheurs se focaliseront sur des légumes tels que des carottes, des épinards, des salades ou encore des poivrons ; sur des fruits comme des tomates ou encore des fruits rouges ; et également sur des fleurs comestibles telles que des pensées ou des soucis.

Maud Wilquin

Crédit photo : Pixabay